Cocktail debout en open space : comment éviter le chaos
Organiser un cocktail apéritif debout au milieu d'un open space parisien peut vite tourner au fiasco logistique. Entre circulation, bruit, bouchées et verres, le moindre détail compte. Regardons comment transformer ce casse‑tête en réception fluide, élégante et vraiment agréable.
Pourquoi les cocktails en open space dérapent (presque) toujours
On connaît tous cette scène : plateau coincé entre deux bureaux, câbles qui traînent, bouteilles planquées sous un écran, conversations criées par‑dessus la musique. Le cocktail traiteur devient alors un apéritif improvisé, approximatif, presque gênant.
Ce n'est pas une fatalité. La plupart des problèmes viennent d'une seule erreur de départ : calquer un format de réception classique sur un lieu qui ne l'est pas. Un open space n'est pas une salle de réception, c'est un espace de travail truffé de contraintes invisibles... que les invités, eux, remarquent très bien.
Cartographier l'open space comme un chef de chantier
Avant de parler bouchées et prosecco, il faut parler plan. Littéralement.
1 - Dessiner les flux de circulation
Imprimez ou griffonnez un plan rapide de votre plateau : postes de travail, couloirs, issues de secours, salles de réunion. Tracez ensuite trois types de flux :
- le flux service (chemin du traiteur, des plateaux, des poubelles)
- le flux invités (les zones où les gens s'arrêtent, discutent, se regroupent)
- le flux critique (issues de secours, accès aux toilettes, zone IT à ne jamais encombrer)
Si ces flux se croisent trop, vous aurez des embouteillages humains. Dans ce cas, déplacez virtuellement des tables, des dessertes, voire quelques bureaux, avant même d'en parler à votre traiteur.
2 - Identifier les trois zones indispensables
Un cocktail debout réussi en open space repose presque toujours sur trois pôles distincts :
- Zone boissons - proche d'un point d'eau et d'une prise électrique, mais jamais collée à l'entrée.
- Zone bouchées - idéalement en îlot central ou en longueur contre un mur, pour que les gens tournent autour.
- Zone respiration - un espace avec moins de densité, où l'on peut parler sans hurler, souvent près des fenêtres ou d'un coin salon.
Vouloir tout regrouper sur une seule table basse au milieu du plateau est le meilleur moyen de créer un bouchon permanent.
Adapter la carte au lieu et non l'inverse
Le piège classique : choisir une formule sur catalogue, puis tenter de la faire rentrer tant bien que mal dans votre espace, comme une valise trop pleine. À Paris et en Île‑de‑France, où les bureaux sont souvent denses, c'est absurde.
Des pièces pensées pour la mobilité
En open space, bannissez autant que possible :
- les pièces qui s'effritent (feuilletés fragiles, choux trop garnis qui éclatent)
- les préparations qui coulent (sauces débordantes, glaçages instables)
- les bouchées trop volumineuses qu'on ne finit pas en une fois
Privilégiez au contraire :
- des bouchées raffinées d'un seul geste, propres, faciles à saisir
- des verrines stables, avec cuillère courte
- des pièces chaudes qui restent agréables quelques minutes même si le plateau circule
Les formules cocktail type Dana, Opéra, Élysée s'adaptent très bien à ce jeu, à condition d'échanger franchement avec le traiteur sur vos contraintes de circulation et d'espace.
Limiter les manipulations des invités
Dans un environnement de travail, les invités ont souvent un ordinateur pas loin, un badge, parfois un téléphone professionnel à la main. Plus vous limitez les manipulations, plus l'expérience est confortable :
- verres déjà servis sur plateau plutôt que service au bar pour les premiers passages
- sélection courte mais claire de boissons (1 vin, 1 pétillant, softs, eau)
- pas de station autopilotée trop complexe (cocktails à shaker soi‑même, etc.)
La sophistication doit se voir dans les saveurs, pas dans le mode d'emploi.
Gérer le bruit, le voisinage et la vie du bureau
Un point que beaucoup de directions sous‑estiment : l'open space n'appartient pas qu'à l'événement. Certains collaborateurs travaillent tard, d'autres sont en visioconférence, les voisins de palier n'ont rien demandé.
Le volume sonore, nerf de la paix sociale
Dans un bureau parisien aux murs en verre et au sol dur, le bruit grimpe très vite. Quelques règles simples :
- musique oui, mais sur une seule enceinte de qualité, orientée vers les invités, jamais le plafond
- pas de micro, sauf prise de parole ultra courte (3 minutes maximum)
- prévenir en amont les équipes du plateau et les voisins de palier, avec un horaire précis de fin
À partir de 80 personnes dans un open space, un cocktail dînatoire peut devenir oppressant si vous ne prévoyez pas de zones calmes périphériques.
Protéger les zones sensibles
La DSI et la finance n'aiment pas l'idée d'un verre de prosecco renversé sur un rack serveur. Elles ont raison. Délimitez clairement :
- les zones autorisées (plateau central, coin détente, petite salle vitrée ouverte)
- les zones interdites (local serveur, archives papier, poste de travail critique)
Un simple marquage discret ou un mot d'accueil ferme mais souriant suffit. Et si besoin, prévoyez une présence RH ou office manager en vigie.
Exemple concret : un lancement produit dans 120 m²
Imaginons un lancement produit pour une PME tech à Paris, 70 invités, open space de 120 m², quelques salles de réunion.
Avant l'événement
- Plan du plateau envoyé au traiteur, avec photos rapides des zones clés.
- Choix d'une formule cocktail avec adaptation : plus de pièces froides faciles à manger, moins de pièces très fragiles.
- Validation d'un horaire serré : 19h‑21h30, pour éviter les débordements.
Le dispositif le jour J
- Une longue table haute contre un mur pour les bouchées, dressée avec un cheminement clair.
- Une desserte mobile pour les boissons, proche d'un point d'eau, avec rotation régulière des plateaux.
- Deux petites salles de réunion ouvertes, converties en zones "calme" avec quelques assises.
Résultat : moins de circulation erratique, un service fluide, et surtout des équipes qui gardent la maîtrise de leur environnement.
Limiter l'empreinte écologique sans sacrifier l'élégance
Dans un bureau, les déchets se voient immédiatement : sacs‑poubelle qui débordent à côté des bureaux, gobelets partout, serviettes froissées entre deux écrans. Or un traiteur responsable, surtout à Paris, doit intégrer cette dimension.
Une vaisselle qui a du sens
Plutôt que du jetable bas de gamme, privilégiez :
- de la vaisselle réutilisable légère (verre, bambou dur, inox)
- des serviettes en papier de qualité, mais en quantité maîtrisée
- des plateaux de service élégants, qui n'alourdissent pas visuellement l'open space
Côté produits, s'appuyer sur des produits de saison et des circuits courts, comme le fait Déesse Traiteur, réduit aussi les transports inutiles pour un événement qui, par définition, se joue à l'échelle locale.
Pour aller plus loin, le site de l'Ademe propose des repères utiles sur les événements professionnels plus sobres : agirpourlatransition.ademe.fr.
Quand faire appel à un traiteur (et quand s'en passer) ?
Il existe une vérité un peu brutale : certains cocktails en open space devraient être confiés à un professionnel, d'autres non. Tout dépend de l'ambition de l'événement.
Les signaux qui plaident pour un traiteur professionnel
- Vous dépassez 20‑25 personnes et tenez à une image soignée auprès de clients, presse ou institutionnels.
- Vous n'avez ni temps ni personnel interne pour gérer l'installation, le service et le démontage.
- Votre open space est déjà très dense, avec peu de places assises et beaucoup de matériel sensible.
Dans ces cas‑là, un traiteur qui sait travailler en environnement contraint - comme ceux habitués aux bureaux parisiens ou franciliens - fera toute la différence, bien plus que trois plateaux en plus ou en moins.
Transformer votre open space en terrain de jeu maîtrisé
Un open space n'est pas un ennemi de l'événementiel, c'est un terrain de jeu exigeant. Quand on respecte ses contraintes - circulation, bruit, sécurité, déchets - on obtient parfois des cocktails plus chaleureux et mémorables que dans une salle impersonnelle.
Si vous préparez un pot de départ, un lancement interne ou un cocktail dînatoire avec des clients en Île‑de‑France, commencez par un plan simple de votre espace, puis par une conversation honnête avec votre traiteur. C'est souvent à ce moment‑là que l'événement bascule du bricolage au sur‑mesure assumé.
Et si vous voulez un avis de terrain sur la faisabilité dans vos bureaux, photos à l'appui, n'hésitez pas à passer par la page Contact pour demander un devis détaillé et surtout... réaliste.